Baptism

Après avoir découvert Je suis Shingo, j’ai eu envie de découvrir d’autres oeuvres du mangaka. C’est ainsi que je me suis procuré Baptism, L’école emportée et La Femme-Serpent.

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De quoi ça parle ?

Une mère très protectrice et sa fille vivent paisiblement dans une grande maison.

Aimant tendrement sa maman, la petite est loin de se douter que cette dernière, enlaidie par le temps, n’était autre que l’une des plus belles et talentueuses actrices de sa génération et que celle-ci l’avait mise au monde dans un but bien précis…

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Mon avis…

En ce qui concerne le coup de crayon, on retrouve la patte de Kazuo dont j’avais déjà parlé pour « Je suis Shingo » à savoir un style « old School », un encrage très appuyé pour des pages assez sombres, une bonne mise en scène grâce à un découpage intelligent et dynamique ainsi qu’à des plans variés, une faiblesse dans les mouvements des personnages qui semblent fort statiques par moment.

Dans la série Baptism, on retrouve également beaucoup de planches assez voire très dérangeantes dans l’esprit horrifique, beaucoup de moments où on se dit : « Mais non… Quand même pas…. Elle ne va pas faire ça.. « , des scènes tantôt redoutées, tantôt surprenantes. Le mangaka arrive également à déformer les visages de ses personnages par la peur ou la haine, ceux-ci semblent alors totalement terrorisés, désespérés voire de s’être métamorphoser en monstres ; de quoi nous captiver au fil de l’avancement de l’intrigue.

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Petit bémol qui peut aussi être un avantage : Baptism a été publié par Glénat dans sa collection Bunko, une collection économique qui rend le manga plus accessible grâce à son prix (moins de 8 euros). Les dessins sont donc par conséquent plus petits que dans Je suis Shingo, le tome étant plus petit et plus épais qu’un tome de taille classique. Cela n’empêche pas une lecture agréable mais j’ai tout de même ressenti une petite frustration à ce niveau-là parce que je suis passée d’un grand format (Je suis Shingo) à un format de poche. Pour éviter cela, le mieux serait donc de lire d’abord Baptism et L’école emportée avant de commencer Je suis Shingo pour bénéficier de l’effet inverse.

En ce qui concerne l’intrigue, je dois avouer avoir été totalement happée dans ses événements angoissants, ses rebondissements pour la plupart inattendus, ses personnages dérangés… J’ai lu les 4 volumes de la série en une journée. Une fois que la série est commencée, il devient vital de connaître le fin mot de l’histoire… Comment ce cauchemar va-t-il se terminer ?

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Malheureusement, le dernier volume n’est pas à la hauteur des trois premiers, frôlant, eux, le sans faute. En effet, le quatrième volume nous offre une fin certes bien pensée mais un peu trop bancale… Quelques questions restent sans réponses et beaucoup d’éléments de l’histoire deviennent, à cause de cette issue, incohérents ; ce qui est plutôt dommage. De plus, la dernière planche affiche une morale prônée par un des protagonistes, une dernière planche peu marquante… Bref, une fin décevante et quelque peu bâclée pour une série géniale et prenante.

Néanmoins, cet amer point final n’enlève en rien l’excellence de l’ensemble de la série. Baptism reste une de mes meilleures lectures de l’année. La série est vieille de quasiment un demi-siècle et pourtant elle paraît encore tellement actuelle… Je ne fais pas ici allusion aux vieux téléphones ou à la mode de l’époque mais au thème qu’il aborde : la beauté éphémère. Encore aujourd’hui, il s’agit toujours d’un problème de société. Certains cachent leurs rides et imperfections sous une ou plusieurs couche(s) de maquillage, certains passent même par la chirurgie esthétique pour paraître plus jeunes. L’humain a peur de vieillir, a peur du regard des autres, a peur de s’enlaidir… L’intrigue de Baptism n’en est rendue que plus réaliste et donc plus inquiétante. Nombre de femmes peuvent ou pourront s’identifier à cette mère et ancienne actrice qui est terrifiée à l’idée de perdre sa beauté, qui serait prête à tout pour la garder.

Mis à part cela, nous retrouvons, à la fin du quatrième volume de Baptism, deux histoires courtes plutôt agréables : Le serpent (Horreur) et Le papillon chimérique (Fantastique).

Conclusion…

Malgré une fin de moindre qualité, Baptism n’en reste pas moins une série d’horreur qui vous captivera, vous heurtera et vous fera passer un excellent moment de lecture. Je la recommande d’autant plus qu’elle est accessible avec un prix abordable et une édition toujours imprimée.

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