La Femme-Serpent

Retour aux sources avec l’une des premières œuvres de Kazuo Umezu !

━──────≪✷≫──────━

━──────≪✷≫──────━

De quoi ça parle ?

Suivez en trois épisodes l’histoire de la femme-serpent, cette créature qui tourmente la petite Yumiko et son entourage.

Mon avis…

Il est bon de savoir que ce manga a été prépublié dans un magazine à destination des écolières, le shojo friend. Ceci explique un dessin plus rond et doux que l’école emportée. Les protagonistes sont de petites filles chétives, mignonnes et coquettes, arborant de jolies robes. Elles semblent fragiles et naïves, ce qui contraste avec la noirceur issue de la femme-serpent qui les tourmente de manière cruelle. L’auteur leur a dessiné de grands yeux souvent parsemés d’étoiles, ce qui achève ce décalage entre ténèbres et lumière.

━──────≪✷≫──────━

user uploaded image

━──────≪✷≫──────━

Certaines images de l’œuvre ont probablement dû marquer les lectrices de l’époque, notamment celles des courses-poursuites angoissantes, des transformations Impressionnantes des créatures, etc. De quoi glacer le sang et faire cauchemarder les petites filles qui pourraient facilement s’identifier aux personnages harcelés.

━──────≪✷≫──────━

user uploaded image

━──────≪✷≫──────━

L’histoire n’est de nos jours pas spécialement originale, les événements sont assez prévisibles ; ce qui en fait un récit moins prenant que les trois autres. Malgré cela, la lecture reste agréable et l’auteur parvient à boucler son œuvre de manière très intelligente avec la chute de son dernier épisode, une chute qui peut donner envie au lecteur de relire le manga une deuxième fois avec un autre regard.

━──────≪✷≫──────━

user uploaded image

━──────≪✷≫──────━

De plus, Kazuo Umezu ne nous laisse pas de questions en suspens et nous fait tout découvrir de la créature, de ses origines à ses objectifs, au fur et à mesure de son récit ; et ce de manière tant implicite qu’explicite.

Contrairement à L’école emportée et à Baptism, on ne retrouve pas de scènes particulièrement violentes (pas de corps découpés, brûlés et j’en passe) dans La femme-serpent, ce qui rend ce manga plus abordable pour les plus jeunes et les âmes sensibles.

Côté édition, on retrouve le grand format proposé par Le lézard noir. Rien à faire, après avoir lu le petit format de l’école emportée, ce grand format et ces grands dessins font plaisir ! En plus, l’éditeur propose des tranches rayées aux couleurs mythiques de l’auteur sur toutes les œuvres de sa bibliographie, vraiment sympa !

Conclusion…

La femme-serpent fait partie des premières œuvres d’horreur du manga moderne : du « shojo occulte ». La dose de monstruosité et d’effroi reste légère pour un lecteur habitué au gore. Cependant, le titre peut être un très bon choix de lecture pour s’initier au genre de l’horreur tout en douceur. Un très chouette titre !

Be the first to reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *