Le Perce Neige

Quelques mots sur le mangaka…

Rensuke Oshikiri est également auteur de deux séries : Bip-Bip boy et Hi School girl disponible sur Netflix. Perce Neige a connu un assez grand succès au Japon que pour se voir adapter en film live. Considéré comme une étoile montante du manga, Rensuke a déjà remporté de nombreux prix.

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De quoi ça parle ?

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Depuis son déménagement, Haruka subit de violentes brimades dans son collège mais prend sur elle. Il ne lui reste que deux mois avant d’obtenir son diplôme et d’être libérée. Cependant, ses harceleurs vont de plus en plus loin… Même jusqu’à tuer sa famille dans un incendie. Sa vie détruite, Haruka n’a plus qu’une chose en tête : se venger.

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Mon avis…

Je vais tout d’abord parler de la qualité de l’édition. C’était la première fois que je lisais un manga des éditions Omaké et je dois avouer avoir été déçue de retrouver plusieurs fautes d’orthographe dans le premier chapitre ainsi qu’un défaut d’impression sur une planche du chapitre zéro. Voilà, je commence par le petit détail qui fâche mais vraiment je ne supporte pas remarquer des fautes dans mes lectures, cela m’horripile.

Je passe ensuite au style graphique qui… Passe ou casse ? Personnellement, je ne suis pas très emballée par le coup de crayon de l’auteur, je le trouve un peu « grossier », je ne trouve pas les personnages esthétiquement beaux à regarder, les décors sont très simplistes… Cela peut offrir un certain aspect artistique mais, pour moi, ce n’est pas assez abouti, je n’accroche pas… Cela dit, même si je n’aime pas le style isolé, je reconnais une certaine harmonie voire symbiose entre l’ambiance surréaliste de l’œuvre et lui.

Pourquoi est-ce que je parle de surréalisme pour qualifier un récit de tranche de vie ?

En fait, le mangaka pousse tellement loin son œuvre dans les extrêmes que cela en devient surréaliste. Son objectif est ainsi de dénoncer l’absurdité du harcèlement par le biais de toutes ces exagérations.

Haruka se retrouve dans une ville où 90% de la population semble totalement folle… Même son professeur principal est à côté de ses pompes et préfère faire « ami-ami » avec les harceleurs plutôt que d’agir pour arrêter les brimades. Il n’y a que 10 élèves dans son collège à cause d’un vieillissement de la population. Parmi eux, un seul prend la défense d’Haruka. Quasiment tous les autres se révèlent être de gros psychopathes assoiffés de violence et de sang…

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Après la mort de ses parents, Haruka se transforme en une tueuse en série professionnelle et massacre ses bourreaux les uns après les autres avec une aisance déconcertante. Et puis, chaque assassinat est particulièrement gore et varié. Je ne posterai pas d’images pour éviter de toucher les esprits sensibles et les mineurs mais entre les membres coupés, les bouches sectionnées, les yeux crevés, les entrailles et les cervelles qui débordent… Il y en a pour tous les goûts. Le gore n’est clairement pas ma tasse de thé mais cela devrait plaire aux amateurs du genre.

Mis à part cette impression de Vendredi 13 version collégienne, le message de l’œuvre reste intéressant. La violence appelle la violence. Ce n’est pas parce qu’on se sent mal dans sa peau qu’on se sentira mieux en détruisant la vie d’un autre. Les motivations de quasiment chaque bourreau sont d’ailleurs évoquées et il s’agit presque à chaque fois d’un manque causé par un souci relationnel.

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La lecture reste assez prenante, ça se lit vite et plusieurs rebondissements inattendus sont au rendez-vous. De plus, pour une fois, on ressent moins de frustration en lisant une série sur le harcèlement. Il faut le reconnaître, la rébellion à ce niveau est rarement effectuée. Combien de fois on n’a pas voulu entrer dans un manga pour donner une correction aux harceleurs ? Ici au moins, pas besoin. La protagoniste s’en sort très bien toute seule… Je pense qu’à sa place, je me vengerais aussi (mais peut-être en moins gore) !

Conclusion

J’ai trouvé la série agréable à lire mais pas spécialement incroyable. Sur le thème du harcèlement, cela m’a fait penser à The end of the world dans le même style mais en plus réaliste.

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Je ne trouve personnellement pas la partie gore nécessaire même si cela peut marquer des esprits, ce qui n’est pas du tout un mal compte tenu de la problématique importante abordée : le harcèlement.

La série Le Perce-Neige est terminée en deux gros volumes facilement disponibles en librairie.

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