Les liens du sang Vol.1

Quelques mots sur le mangaka…

Shuzo Oshimi n’est point inconnu en France étant donné que 3 autres de ses oeuvres ont déjà été publiées chez nous.

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Nous pouvons retrouver certaines ressemblances avec Inio Asano dans ses genres de prédilection. Shuzo Oshimi est en effet réputé pour le social, le psychologique et surtout pour le sentiment de malaise qu’il communique à travers ses récits.

Pour le moment, je n’ai lu que Dans l’intimité de Marie que j’ai beaucoup apprécié et je suis en train de lire Happiness, série toujours en cours.

Les liens du sang, ça parle de quoi ?

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Seiichi, un jeune adolescent, vit une vie tout ce qu’il y a de plus banale. Il passe du temps avec ses amis, il tombe amoureux pour la première fois… Sa mère au foyer, très tactile et protectrice, attise les taquineries de son cousin qui trouve que Seiichi est beaucoup trop couvé. Cependant, ce dernier, même s’il se sent énervé par les nombreuses moqueries familiales, ne semble pas trouver son cocon anormal jusqu’à ce que l’irréparable se produise…

Mon avis…

L’histoire est lancée par un rêve de Seiichi dans lequel, à l’âge de 3 ans alors qu’il se promenait avec sa mère, il tombe sur un chat mort sur le bord de la route. Alors qu’il demande à sa mère la raison de sa mort, celle-ci garde le silence et esquisse un sourire. Seiichi se réveille brusquement. Cette scène d’introduction à l’atmosphère pesante s’avère plutôt surprenante étant donné qu’elle se voit suivie d’une ribambelle de scènes quotidiennes au fond léger. Jusqu’à la fin du premier volume, le protagoniste et le lecteur s’interrogent sur la signification de cet étrange rêve.

Comme dit plus haut, nous suivons des interactions banales entre Seiichi et sa mère, ses amis, son cousin, la fille dont il est amoureux… Et ce ; jusqu’à l’élément déclencheur de l’intrigue. Tout semble banal et pourtant l’auteur nous donne directement un indice à travers son coup de crayon. En effet, alors que le quotidien de Seiichi semble léger par le fond, la forme ne suit pas. Les cases se trouvent particulièrement assombries par des ombres oppressantes aux traits apparents, les expressions des personnages sont tendues, certains éléments des visages sont également mis en évidence de sorte à ce qu’au final, nous nous retrouvions à lire du tranche de vie dans une atmosphère lourde et oppressante sans vraiment comprendre d’où cela provient… Du moins, au début.

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Arrivés à la fin du premier volume, nous nous retrouvons confrontés à un acte anormal commis par la mère de famille, un acte qui va changer à tout jamais la vie de Seiichi. C’est à ce moment que sa mère semble dévoiler son véritable visage, un visage complexe et meurti probablement forgé par son passé qui sera très certainement dévoilé dans la suite de la série.

Bref, cela promet une intrigue très psychotique et psychologique !

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Détails supplémentaires…

Au Japon, la série, débutée en 2017, est actuellement en cours avec 5 volumes sortis à ce jour.

Ki-oon s’occupe de l’édition française. Le premier tome est doté d’une couverture assez rugueuse et agréable au toucher.

Les différentes couvertures sont réalisées dans un style « peinture » et peuvent faire penser à un album de famille où chaque couverture représenterait l’une de ses photos. D’ailleurs, les illustrations des jaquettes dégagent une impression de bonheur ; ce qui tranche avec le malaise qui émane du contenu du manga… Tout comme des photos affichant des familles heureuses peuvent souvent s’avérer trompeuses. De quoi faire le lien avec le ton du manga qui présente au départ une famille d’apparence banale mais qui au final cache une certaine obscurité…

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