Aozora Yell Vol. 1-2

« Même si on n’a pas confiance en soi, le fait que quelqu’un d’autre croie en toi donne des résultats. Moi, je pense que tu peux le faire ! »

En ce moment, Panini réédite beaucoup de séries de son catalogue, des séries qui étaient devenues introuvables voire qui n’avaient jamais été publiées jusqu’au bout. C’est donc avec grand plaisir que je prends part à ce mouvement de rééditions en tant qu’acheteuse, je trouve cette initiative de l’éditeur tout simplement géniale et je pense que beaucoup de lecteurs pensent pareil. De nombreuses licences annoncées prochainement chez Panini étaient attendues depuis longtemps et l’espoir de revoir d’autres licences du catalogue n’a jamais autant brillé qu’aujourd’hui. Personnellement, je croise surtout les doigts pour Princesse Kaguya et SkyHigh. Peut-être reviendront-ils chez nous prochainement mais, en attendant, je me suis penchée sur Aozora Yell, un manga lumineux qui rappellera aux amateurs d’animation japonaise le magnifique Hibike Euphonium. En ces temps déprimants, ce titre est un choix judicieux de la part de l’éditeur. Je vous explique pourquoi.

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Aozora Yell, de quoi ça parle ?

Tsubasa, une jeune fille timide et introvertie, a pour rêve d’entrer dans la fanfare de son lycée. Pour ce faire, elle réussit à intégrer un lycée réputé dans ce domaine. Malheureusement, les sélections sont difficiles et elle n’a aucune expérience avec les instruments. Personne ne semble croire en elle sauf Daisuke, un élève de sa classe qui rêve de devenir un grand joueur de baseball. Cette rencontre va aider Tsubasa à croire en elle et à se surpasser pour atteindre ses objectifs.

Mon avis…

Il s’agit d’une lecture qui donne le sourire. Une fois le premier tome terminé, je n’avais qu’une envie : enchainer avec le deuxième. C’est mignon, c’est agréable, ça fait du bien. Tsubasa et Daisuke, les deux personnages principaux, sont tous les deux d’une bienveillance incommensurable, ils se préoccupent beaucoup de leur entourage et exercent une influence positive l’un sur l’autre. Le courant passe entre eux dès leur première rencontre, ils partagent leurs rêves et s’imaginent le réussir ensemble, Tsubasa jouant dans les gradins avec la fanfare pour encourager l’équipe de baseball de Daisuke. Un lien spécial se crée entre eux, ils se sentent « spéciaux » l’un pour l’autre et se soutiennent en toute situation sans pour autant parler concrètement d’amour ; ce qui rend cette relation bien plus authentique que s’il avait été directement question des thématiques de romance, de formation de couple…Leur relation semble ici se construire avec beaucoup de naturel et de sincérité, l’évolution de celle-ci est donc très agréable à suivre.

Je me suis également facilement identifiée à Tsubasa, je me revois en elle à son âge. Elle peine à aller vers autrui, a peur de mal faire ou de déranger les autres. Elle n’a aucune confiance en elle mais sa rencontre avec Daisuke va lui permettre petit à petit de s’ouvrir et de gagner en assurance. Les problèmes de l’adolescence sont bien retranscrits et on imagine une belle évolution pour la protagoniste qui, petit à petit, se construit son petit cercle d’amis. C’est fastidieux, il y a tout un travail à faire sur elle-même et c’est Daisuke qui va devenir, pour elle, une sorte de moteur, un vecteur à motivation, la première personne qui a cru en elle.

« Je ne faisais que regarder le bout de mes chaussures…mais tu as cru en moi et j’ai pu redresser la tête ! Le ciel était bleu azur. »

Daisuke, quant à lui, garde toujours la tête haute. Il sourit en permanence et tout semble facile pour lui…Pourtant, ce n’est pas tout à fait le cas. Il garde tous ses problèmes pour lui mais entendre les sons disgracieux produits par Tsubasa qui se confondent un peu plus chaque jour avec ceux des autres musiciens lors de ses entrainements le motive et renforce sa détermination, il se donne à fond pour obtenir une place de joueur titulaire. Sans le savoir, la jeune fille qui espère un jour être de capable de le soutenir autant qu’il la soutient, le fait déjà.

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Hormis la confiance en soi qui est l’un des plus gros piliers de ce manga, il s’agit également d’une œuvre qui parle de musique, d’une fanfare. Tsubasa, débutante sans talent inné, va devoir surmonter de nombreuses épreuves pour réaliser son rêve. Rien que le test d’entrée au club va lui demander énormément d’efforts. Pour jouer de la trompette, elle va d’abord devoir travailler sa respiration et son souffle pour ensuite passer aux formes que doit prendre sa bouche afin de produire les différentes notes de musique…Elle prend le temps qu’il lui faut et elle progresse au rythme de ses efforts, à la surprise de certaines personnes qui ne l’en croyaient pas capable. Le manga se concentre beaucoup sur la vie du club et son organisation, le côté technique dans les explications et la formation à l’utilisation de la trompette est également fort présent. Au début, Tsubasa est impressionnée par les autres membres et a l’impression que jouer d’un instrument est beaucoup plus facile pour eux que pour elle, surtout pour l’autre trompettiste de première année qui est bien plus talentueux qu’elle. Cependant, petit à petit, elle va prendre conscience que leur niveau actuel a demandé énormément de travail au préalable et qu’ils ont tous des obstacles à surmonter, comme elle. Cette prise de conscience va l’aider à se sentir mieux dans sa peau, à se montrer légitime dans le club. Sa nature reprend néanmoins quelques fois le dessus comme à la fin du tome 2 où le stress et l’angoisse lui feront commettre une erreur qu’elle regrettera par la suite.

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La spontanéité de Tsubasa est également très mignonne. Il y a d’ailleurs un passage où elle se trompe à propos de quelque chose (pas de spoiler). Elle y croyait tellement que ça m’a carrément fait douter, que j’ai cru que c’était moi qui m’étais trompée depuis le début. Alors, quand Daisuke lui a dit qu’elle faisait erreur, ça m’a vraiment fait sourire. Elle m’avait complètement emportée dans son enthousiasme et ses idées. Je n’en dirai pas davantage mais j’ai trouvé ce passage assez sympathique ! En tout cas, j’ai vraiment hâte de découvrir la suite de ce manga, de voir comment les personnages vont évoluer. J’imagine qu’en 19 tomes, il est probable que la série couvre tout le lycée. Je suis curieuse de découvrir cela.

Côté dessin, le coup de crayon est simple et doux, il y a beaucoup de petites cases avec quelques pages n’affichant qu’un seul grand dessin lors de certains moments de « révélations » pour appuyer leur intensité.

En ce qui concerne l’édition, il s’agit d’un format classique très agréable en mains. Les couvertures ont été retravaillées depuis la première édition, un ciel bleu a été ajouté en arrière-plan ainsi qu’une touche de jaune dans le titre représentant le soleil, je suppose. Cela annonce la couleur quant à la bonne humeur transmise par le titre en plus de rendre la couverture plus neutre. Je l’avais d’ailleurs déjà souligné sur twitter mais il s’agit d’un shojo et il n’y est nulle part fait mention sur la couverture. Ajoutons à cela l’absence de rose, «  »caractéristique » » stéréotype du shojo, sur le dos des tomes et on peut dire que c’est un sans-faute pour cette couverture. Je trouve ça vraiment génial d’enlever cette précision genrée qui ne crée que de la discrimination et peut freiner une catégorie d’acheteurs. Je soutiens donc à fond le choix de Panini, c’est vraiment top d’avoir retiré ces étiquettes, merci ! Plusieurs autres éditeurs ont déjà fait le même choix, j’espère que les autres suivront plus tard. Enfin, c’est vraiment ma vision personnelle, je n’ai jamais aimé cette classification de genre. Sinon, pour en revenir à Aozora Yell (je m’enflamme peut-être un peu trop avec cette histoire de classification), le seul bémol que j’ai trouvé, ce sont quelques fautes d’orthographe dont une faute grave de conjugaison. J’espère ne plus en voir dans les prochains volumes.

Conclusion…

Aozora Yell est un titre lumineux qui, avant de parler de musique, traite avant tout de la confiance en soi et du chemin à parcourir pour l’atteindre. Ce manga est bienveillant, les personnages sont attachants, le thème de la fanfare est intéressant et donne un objectif à l’héroïne qui devra se montrer courageuse, motivée et déterminée pour réaliser son rêve. Une lecture qui donne le sourire et que je recommande ! 19 volumes sont prévus, je compte suivre la parution de très près.

2 thoughts on “Aozora Yell Vol. 1-2

  1. Merci pour cet article, ce manga me faisait de l’oeil, mais j’hésitais un peu encore, mais tu m’as donné totalement envie de le prendre 🙂
    Je suis une grande passionnée de manga/animé (j’ai environ 3600 mangas, principalement des shojos et josei, avec un point commun la romance) J’aime bien le blog, je reviendrai

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire, je suis contente d’avoir pu t’aiguiller et j’espère que ce manga te plaira !
      3600 !? C’est impressionnant, ça fait longtemps que tu en achètes ? En plus, une collection presque 100% romance, je crois que c’est assez rare, c’est un genre qui est peu mis en avant de manière générale. En tout cas, c’est vraiment cool ! J’aime beaucoup les mangas de romance. 😀
      Et je suis contente que le blog te plaise ! 🙂

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